L'entretoit d'un chalet à Saint-Hippolyte : saisonnier ou habité à l'année, quoi vérifier ?
Pour un propriétaire de chalet, une isolation d'entretoit à Saint-Hippolyte commence par une question simple : comment le bâtiment passe-t-il l'hiver ? L'entretoit d'un chalet à Saint-Hippolyte ne se vérifie pas de la même façon s'il reste fermé jusqu'au printemps, s'il sert quelques fins de semaine ou s'il est chauffé tous les jours.
Cet article part des données locales, puis passe en revue les points à vérifier dans chaque cas, sans oublier l'aide d'Hydro-Québec et les règles municipales.
Une municipalité de lacs et de villégiature
Le plan d'urbanisme de Saint-Hippolyte recense 62 lacs. Les plus importants sont le lac de l'Achigan, le lac Connelly, le lac Morency et le lac Écho. C'est autour d'eux que se concentrent les développements résidentiels. Le même document estime à environ 12 000 le nombre de villégiateurs en été.
Cette vocation est ancienne. Le plan d'urbanisme situe au début du 20e siècle le développement des secteurs du lac Écho et du lac Connelly. En 2008, le Conseil régional de l'environnement des Laurentides écrivait que les premiers chalets riverains à vocation saisonnière dataient de 100 ans.
Combien de chalets compte-t-on aujourd'hui ?
Le recensement ne compte pas les chalets comme tels. Il dénombre les logements qui ne sont pas occupés par des résidents habituels : c'est un indicateur des résidences secondaires, qui inclut aussi les logements vacants. Selon le Recensement de 2021 de Statistique Canada, Saint-Hippolyte en compte 914, soit 16,3 % de ses 5 597 logements.
| Territoire | Logements non occupés par des résidents habituels | Part des logements |
|---|---|---|
| Saint-Hippolyte, 2016 | 1 066 | 21,0 % |
| Saint-Hippolyte, 2021 | 914 | 16,3 % |
| MRC de La Rivière-du-Nord, 2021 | 2 963 | 4,6 % |
| Québec, 2021 | 301 129 | 7,4 % |
D'un recensement à l'autre, de 2016 à 2021, ce nombre a baissé de 152. Pendant ce temps, les logements habités à l'année ont augmenté de 676, alors que le parc n'en gagnait que 524. Ces chiffres sont compatibles avec la transformation de chalets en résidences permanentes, même si Statistique Canada ne mesure pas ces conversions. Le plan d'urbanisme range d'ailleurs « la transformation des résidences saisonnières en résidences permanentes » parmi ses enjeux.
Entretoit d'un chalet à Saint-Hippolyte : l'usage change tout
Le climat explique pourquoi l'usage pèse autant. Selon les normales 1981-2010 de la station de Saint-Hippolyte, le dernier gel du printemps survient en moyenne le 15 mai. Le premier gel de l'automne arrive le 30 septembre. La saison sans gel ne dure donc qu'environ quatre mois et demi.
Habité à l'année, le bâtiment affronte aussi un mois de janvier à −12,5 °C en moyenne. La station compte 5 125,1 degrés-jours sous 18 °C, contre 4 761,9 à Saint-Jérôme, soit 7,6 % de plus. Ils additionnent, pour chaque jour plus froid que 18 °C, l'écart entre ce seuil et la température moyenne du jour. Plus le total est élevé, plus il faut chauffer.
Or une maison chauffée pousse de l'air chaud vers son entretoit. Sur un toit chargé de neige, cette chaleur peut former de la glace : notre article sur les barrages de glace à Saint-Hippolyte explique ce mécanisme.
Chalet saisonnier : les points à vérifier
Un chalet fermé tout l'hiver ne réchauffe pas son entretoit. Tout change dès qu'on l'ouvre pour une fin de semaine : l'air intérieur, chaud et humide, monte vers un grenier glacé. Selon la SCHL, c'est ce mouvement d'air qui cause la condensation sous le toit. Pour elle, la vraie correction consiste à couper le passage de l'air entre les pièces et l'entretoit.
Avant de fermer le chalet à l'automne, ou lors d'une visite d'hiver, posez-vous ces questions :
- La trappe d'accès au grenier est-elle bien calfeutrée ?
- Les fils, les tuyaux et les conduits qui traversent le plafond sont-ils scellés ?
- Après un séjour chauffé, voit-on depuis la trappe une épaisse couche de givre sur les clous ou le bois ?
RNCan juge normal un certain givrage après une vague de froid. Une couche particulièrement épaisse signale plutôt une ventilation obstruée, ou de l'air humide venu des pièces.
Chalet habité à l'année : où chercher les fuites ?
Chauffé tout l'hiver, l'entretoit d'un chalet à Saint-Hippolyte subit sans pause la poussée de l'air chaud. Les fuites vers le grenier prennent alors toute leur importance. La SCHL désigne des endroits qu'on oublie facilement :
- la jonction entre un agrandissement et le bâtiment d'origine ;
- les jonctions d'un plafond cathédrale ;
- les plafonds surbaissés ;
- la rencontre des cloisons avec le plafond.
Une fois ces passages fermés, l'isolant doit couvrir tout le plancher de l'entretoit, sans zone mince au-dessus des murs extérieurs. Pour savoir si votre chalet montre déjà des faiblesses, consultez notre article sur les signes d'un entretoit mal isolé à Saint-Hippolyte.
L'aide de 1 500 $ s'applique-t-elle à un chalet ?
L'aide du programme LogisVert d'Hydro-Québec pourrait s'appliquer, à certaines conditions. Elle vise l'isolation du toit et le calfeutrage, réalisés ensemble. Son guide inclut les maisons « de type chalet ». Toutefois, l'habitation doit être habitable à longueur d'année et chauffée principalement à l'électricité. Un chalet qui ne peut pas être habité l'hiver n'y est donc pas admissible.
D'autres exigences s'ajoutent :
- seul le propriétaire peut recevoir l'aide, une seule fois par habitation ;
- l'isolation doit couvrir 100 % de la surface du toit, jusqu'au niveau minimal fixé par le programme ;
- le calfeutrage vise notamment les fenêtres, les portes, la trappe du comble et les foyers ;
- l'entreprise qui fait les travaux doit détenir la licence appropriée de la Régie du bâtiment du Québec ;
- un garage, une remise ou un cabanon détaché ne fait pas partie de l'habitation admissible.
La demande se fait en ligne, au plus tard neuf mois après la mise en place de la mesure. Hydro-Québec juge seule de l'admissibilité et peut modifier le programme sans préavis. Les détails sont réunis sur notre page consacrée à l'aide de 1 500 $.
Permis et règles municipales près des lacs
Le règlement sur les permis et certificats de Saint-Hippolyte exige un permis pour certaines rénovations, dont tout changement dans les matériaux existants. Il ne nomme ni l'isolation ni le calfeutrage. Avant le chantier, vérifiez donc auprès du Service d'urbanisme, au 450 563-2505 ou en ligne. Près des lacs de l'Achigan, Connelly et Écho, un plan d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA) vise aussi certains secteurs. Lorsqu'il s'applique, son approbation précède la demande de permis.
Notre rôle est celui d'un représentant. La visite de l'entretoit et l'estimation sont gratuites et sans obligation. Des entrepreneurs partenaires exécutent ensuite les travaux, sous notre suivi, et l'isolation profite d'une garantie de 25 ans.
Conclusion
Fermé l'hiver, visité les fins de semaine ou chauffé tous les jours : l'entretoit d'un chalet à Saint-Hippolyte se vérifie selon son usage. Dans tous les cas, l'air chaud de la maison ne doit pas atteindre le grenier. Dites-nous comment vous occupez votre chalet en nous appelant au (514) 795-7393, ou écrivez-nous avec le bouton ci-dessous.